• 08 AVR 11
    • 0

    Psychologie: comprendre l’épilation chez la femme et chez l’homme

    1/ Analyse comportementale et contextes liés à l’épilation féminine

    Sur le plan psychologique:

    Une pilosité excessive peut avoir un retentissement très important sur la vie sociale et affective des femmes.

    Sur le plan social:

    Elles tiennent à être « nettes » en toutes circonstance, et peuvent s’abstenir, par exemple, d’aller à la piscine. Le poil a une symbolique propre à la femme. Le fait d’être glabre est une qualité de la féminité. Beaucoup de femmes espèrent donc atteindre cet idéal, puisqu’il est attendu de par son identité propre. La présence de poils disgracieux à leurs yeux, engendre une angoisse qui dérange au sein même de l’idée d’acceptation de son propre corps.

    La femme complexée l’associe alors à un trouble de l’identité en disant :

    « j’ai du poil comme un homme ».

    Elle y consacre un temps important: c’est une véritable corvée pour celles qui en souffrent. Certaines s’obligent à aller toute les trois semaines chez l’esthéticienne – voir toute les semaines, pour certaines, sans jamais avoir la satisfaction d’être « nette ».

    Sur le plan affectif:

    cela peu conduire, chez certaines, à de véritable drame avec le refus de toute relation affective, des conduites d’évitement, des angoisses ou des obsessions qui vont changer le cours de leur existence.

    2/ Analyse du cas de l’épilation laser chez l’homme

    Perception masculine de la pilosité

    L’homme perçoit très différemment sa pilosité dans la mesure où elle est une des composantes de son identité masculine. Aussi le type de personne amené à consulter est surtout des hommes ayant une réflexion esthétique plus élaborée. Ils sont de plus en plus influencés par l’image médiatique de l’homme moderne à laquelle d’ailleurs les femmes sont « aculées ». D’ailleurs, les hommes le perçoivent bien ce qui les conduit à se faire épiler.

      • La demande la plus fréquente chez l’homme concerne le dos, plus précisément le haut du dos et les épaules. La symbolique qui s’y rattache réside dans l’animalité. Cette pilosité excessive renvoie aux origines simiesques de l’homme qui elle-même confère un aspect primitif déshumanisé.
      • La seconde demande, concerne le torse. Il s’agit plus d’une volonté de réduction que d’épilation totale de la zone (compter en moyenne de 4 à 10 séances).
      • La troisième demande concerne la barbe : il s’agit de barbes souvent très denses s’infectant au moindre rasage. Les résultats sont bons tant sur la diminution de la densité que sur la disparition des infections dues aux poils et/ou au rasage.

    Certains hommes nous ont confiés qu’ils étaient obligés de se raser deux à trois fois par jour, que malgré cela, ils n’étaient pas encore « net », et qu’ils avaient même parfois des réflexions de leurs collègues ou de leur hiérarchie.

    • Enfin plus rarement, citons les bras, les avant-bras, l’abdomen, ou les jambes entières mais il s’agit plus de réduction de densité.
      Signalons aussi la demande des sportifs tels des nageurs (torse) ou des cyclistes (jambes) pour des raisons purement pratiques (éviter le rasage répété).

    Ils nous demandent souvent lorsqu’ils viennent pour la première fois :

    « traitez-vous beaucoup d’hommes ? »

    ce qui montre deux choses : premièrement un sentiment de solitude dans cette démarche

    « suis-je le seul ou l’un des rares à faire la démarche ? »

    Deuxièmement une recherche de l’assurance, que de nombreux hommes veulent obtenir, sans perdre leur identité: celle de vouloir acquérir une peau glabre, je dirais même, celle de rechercher une autre apparence que celle qui est apparemment « naturelle ». Nous avons pour notre expérience à peu près 30 à 35 % d’hommes. Mais ce chiffre sous estime la demande par manque d’information dans la presse réservée aux hommes ou lue par des hommes.
    La plupart des magazines traitant des nouvelles techniques esthétiques, étant des publications féminines, il arrive que des hommes viennent nous rendre visite après avoir lu le magazine de leur femme!

    Leave a reply →

Leave a reply

Cancel reply

Photostream